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 | Sujet: Un, deux, toi. [Hentaï; Ratting K+ (moyen)] Mer 20 Juil - 21:37 | |
| [HRP: voila mon petit Dark, c'est pas aussi long que d'habitude, et moins intente j'avais envie de quelque chose de plus tendre, de plus léger. Sinon , j'ai écris au présent, j'avais envie..] On s'accroche, on s'embrasse, on s'écorche, on s'enlace. On se cherche, on se trouve, on se déchire, on s'entrouvre. Combien d'aller retour, de la haine à l'amour ? Nos yeux s'attachent et nos prunelles, jumelles de par leur couleur et du désir qui les animent, dansent ensembles, perdues dans la pénombre ambiante.
Il pleut, dehors. Et les gouttes qui viennent mourir sur les toits brûlants tambourinent durement, rythmant la valse de nos cœurs battants. Je suis toi, tu es moi. Nous sommes un, nous sommes nous. Rien que toi, rien que moi, au seins de l'incendie. Rien que toi, rien que moi, assoiffés d'interdits.
L'agonie du silence, seulement brisé par l'écho erratique de nos souffles liés, hurle à l'envie qui nous ronge. Nos mains se lient, s'agrippent, s'arrachent puis se délaissent. Les souvenirs de la journée passée s'évaporent, se glissent par les pores de nos peau, dilatés de sueur. Les visages, les voix se floutent, se diffractent. Plus rien n'a d'importance. Si ce n'est nous, ce nous qui s'affole, qui se consume. Ce nous qui brule, qui brille, comme une fée esseulée.
Nos mains s'effleurent. Notre peau est parcheminée de tâches de rousseurs qui descendent sur nos ventre comme une trainée d'étoile filante, un firmament charnel. Nous devenons astronautes , on fourre le nez dans les étoile, un orage de bulle qui explosent sous la ceinture. C'est toi, c'est moi, c'est nous, c'est bon. Notre regard nous brûle, on se déshabille des yeux, indécemment. On se cherche, nos bras s'agrippent, nous collant l'un contre l'autre, nos corps chauffés à blanc parcourus de frissons d'anticipation.
Enfin, nos vêtements volent. Un à un. Nos doigts s'égarent vers le bas de nos êtres. A la mort, à l'amour. Lascifs, les lèvres entrouvertes dans un gémissement, nos sexes gorgés de sang se tendent l'un vers l'autre. Nos mains larges et chaudes se faufilent sur notre chaire, y abandonnant quelques bébés frissons. Ils se promènent un instant sur nos colonnes vertébrales, puis s'en vont danser dans d'autres lit. Un instant, nous allons titiller nos tétons respectifs, tirant de l'autre un soupir satisfait. Le désir nous tiraille les reins. Nous avons le vertige. Nos ombres se nouent et se dénouent à travers la poussière de lune qui palpite dans l'atmosphère.
Ignorant l'envie dévorante que nous avons de nos corps, nous nous appliquons à parcourir de nos langues mutine la moindre parcelle jumelle. Nous gémissons, nous soupirons, incapables d'aligner plus de trois mots. Mais peut importe. Nos yeux se verrouillent, se supplient. Nous cédons.
Nos être s'approchent, nos âmes se lient et l'éternité s'étouffe. C'est mal de s'aimer autant, mal de s'abandonner dans ce désir malsain. Mais c'est tellement bon, de s'emprisonner dans nos bras. C'est chaud, c'est doux, puis en plus, on se sent protéger la dedans. Invincible. Et indivisibles. Rien ne desserra nos mains.
Nos corps se ruent l'un dans l'autre, la tendresse a disparue. Seul l'instinct et l'amour, sauvage, ravagent nos cœurs meurtris. Frottement doux. Écarquilleraient franche de nos prunelles pailletés. Nos langues explorent nos palais. Mouvement de hanches qui fait voir des arc-en-ciels. Les étoiles se percutent au fur et à l'usure que le rythme se décale. Joie qui éventre. Nous nous perdons l'un dans l'autre. Qui est toi, qui est moi ? Nos gémissements se complètent. Un, deux, toi, SOLEIL! La lumière de nos yeux éclairent le chemin.
Extase ex-aequo. Crescendo de nos voix qui déraillent, je n'aimerai toujours que toi. FIN
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